Fiche pratique
Vérifié le 14/12/2020 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Les Activités, Installations, Ouvrages, Travaux (Aiot) regroupent les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et les Installations, Ouvrages, Travaux, Activités (Iota). Elles peuvent avoir des impacts (pollution de l'eau, de l'air, des sols, ...) et présenter des dangers (incendie, explosion, ...) sur l'environnement. Pour ces raisons, elles sont soumises à des réglementations spécifiques.
Pour savoir si un projet est une ICPE, il faut consulter la <a href="http://www.ineris.fr/aida/liste_documents/1/18023/1" target="_blank">nomenclature</a> des ICPE.
Si le risque pour l'environnement est plus faible, l'installation est soumise à déclaration.
Le régime d'enregistrement se différencie du régime d'autorisation par le caractère standardisable des prescriptions applicables aux installations.
Si le projet est concerné par un régime d'autorisation (A), d'enregistrement (E), de déclaration (D et DC), de déclaration (D), il s'agit d'une ICPE. Cette nomenclature détermine également si les installations sont concernées par les risques d'accidents majeurs (Seveso seuil haut ou bas) ou par la directive sur les émissions industrielles (IED).
Une ICPE est exploitée ou détenue par une personne physique ou morale, publique ou privée. Il peut par exemple s'agir d'une usine, d'une installation Seveso, d'une carrière, d'une installation de stockage de déchets, d'un parc éolien terrestre, d'une exploitation agricole, ....
Attention :
exploiter une installation classée sans avoir obtenu l'autorisation, l'enregistrement ou la déclaration nécessaires est passible d'amendes administratives et/ou pénales.
Une ICPE peut également être un Iota.
Les régimes A, E, DC et D permettent d'identifier les procédures applicables pour obtenir les autorisations permettant d'exploiter les installations et les textes à respecter.
L'inspection des installations classées est compétente pour l'instruction et le contrôle de ces installations. En dessous du seuil de la déclaration, les installations sont dites « Non Classées (NC) » et sont soumises à la police du maire ; le règlement sanitaire départemental est alors applicable.
Selon les différents régimes identifiés pour le projet, différentes procédures peuvent s'appliquer :
À noter
Les textes juridiques applicables dépendent de la rubrique ICPE concernée par le projet. Ils peuvent être consultés sur le site <a href="https://aida.ineris.fr/liste_documents/1/18325/1" target="_blank">aida.ineris.fr</a>
L'élaboration d'un dossier de demande pour solliciter une autorisation, un enregistrement ou une déclaration peut nécessiter de faire appel à un bureau d'étude.
Le dossier de demande d'autorisation environnementale, d'enregistrement ICPE est instruit par un agent instructeur des services de l'État.
Sur le volet administratif de l'instruction le pétitionnaire peut contacter les bureaux de l'environnement (ou guichets). Ils sont basés soit en Préfecture, soit en DDT, soit en Unité Départementale de la DREAL (dans le département où est localisé l'AIOT).
Ce volet administratif peut concerner en particulier les points suivants :
Sur le volet technique du dossier, le pétitionnaire doit contacter l'agent instructeur coordonnateur localisé dans l'un des services suivant (dans le département où est localisé l'Aiot) :
Un AIOT susceptible de présenter de graves risques pour l'environnement, la santé ou la sécurité publique, ou des impacts importants sur le milieu aquatique est soumis à autorisation environnementale.
L'exploitant ou le maître d'ouvrage doit constituer un dossier et faire une demande d'autorisation environnementale avant toute mise en service ou réalisation. Cette demande comprend notamment toutes les mesures envisagées pour démontrer l'acceptabilité du projet au vu des risques et impacts. L'AIOT ne pourra être exploité ou réalisé qu'après obtention de cette autorisation.
Des échanges entre le porteur de projet et l'administration en phase amont de l'autorisation environnementale sont préconisés et peuvent faciliter la constitution du dossier. Après dépôt auprès de l'administration, le dossier est examiné par l'instructeur coordonnateur. Il est ensuite soumis à consultation du public. En fin de procédure, le préfet peut prendre un arrêté préfectoral d'autorisation ou de refus. La durée de la procédure est généralement comprise entre 9 et 12 mois.
Vous pouvez consulter <a href="https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/lautorisation-environnementale" target="_blank">la page du ministère en charge de l’environnement sur l'autorisation environnementale</a> , ainsi que la <a href="https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/L%E2%80%99autorisation%20environnementale.pdf" format="application/pdf" poids="335.4 KB" target="_blank">plaquette d'information</a> .
Un dossier de demande d'autorisation environnementale dématérialisé doit être déposé sur Service-Public.fr.
Cette téléprocédure offre au pétitionnaire des simplifications et des gains de temps tout au long de la procédure d'instruction, parmi lesquels :
Pour tout savoir sur la téléprocédure et s'informer sur la préparation du dossier, vous pouvez consulter la <a href="https://monaiot.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/documents/GUNenv%20-%20Brochure_p%C3%A9titionnaire_%C3%A9lectronique.pdf" format="application/pdf" poids="199.8 KB" target="_blank">brochure</a> et le <a href="https://monaiot.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/documents/Guide%20teleprocedure.pdf" format="application/pdf" poids="1.5 MB" target="_blank">guide pour constituer le dossier dématérialisé</a>
Les fichiers modèles visés dans ce guide sont disponibles ici :
Service en ligne
Déposer une demande d'autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Formulaire
Demande d'autorisation environnementale
Cerfa n° 15964*01
Accéder au formulaire (pdf - 423.0 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Le formulaire doit être déposé auprès du guichet ICPE ou Iota en préfecture, DDT ou DREAL, dans le département sur lequel doit s'implanter l'AIOT.
Lorsque le projet est soumis à évaluation environnementale, il faut aussi fournir toutes les informations nécessaires à la géolocalisation et la description des mesures compensatoires.
Consulter la nomenclature évaluation environnementale permet de déterminer si le projet y est soumis de manière systématique ou doit faire l'objet d'un <a href="https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/levaluation-environnementale-et-demande-dexamen-au-cas-cas" target="_blank">examen au cas par cas</a> . Un projet soumis à évaluation environnementale comprend une étude d'impact pouvant contenir des mesures ERC (Éviter, réduire, compenser). Cette étude d'impact est soumise notamment à la consultation du public et portée par une procédure d'autorisation. Vous pouvez choisir de votre propre initiative de vous y soumettre.
Un projet peut être soumis à évaluation environnementale sans relever d'aucune rubrique A/ICPE, A/Iota ou E/ICPE. Si aucune procédure d'autorisation n'est applicable, il est soumis à autorisation environnementale en tant <Citation>qu'autorisation supplétive</Citation>.
Le maître d'ouvrage doit fournir toutes les informations nécessaires à la géolocalisation et la description des mesures compensatoires. Le grand public a accès aux mesures compensatoires renseignées sur le <a href="https://www.geoportail.gouv.fr/" target="_blank">Géoportail</a> .
En fonction de sa nature et de son implantation, un projet peut aussi être soumis à d'autres procédures. Lorsqu'il est soumis à autorisation environnementale, celle-ci tiendra lieu et embarquera ces procédures (hors urbanisme).
Les procédures embarquées sont les suivantes :
Un projet ICPE peut aussi être soumis à une <a href="https://www.brousses-et-villaret.fr/les-demarches-en-ligne/demarches-pour-les-professionnels/?xml=N319">autorisation d'urbanisme</a> (ex : permis de construire, d'aménager, permis de démolir ou une déclaration préalable de travaux).
Si un projet est incompatible avec le plan local d'urbanisme (PLU), le dossier peut être rejeté.
Cependant, si une révision de ce PLU est en cours, l'instruction peut être suspendue jusqu'à la mise en compatibilité. La délibération de la collectivité territoriale lançant la révision du Plan Local d'Urbanisme est alors jointe au dossier.
Si un projet est soumis à la fois à autorisation environnementale et permis de construire, les dossiers de demande peuvent être déposés de manière séparée.
L'enquête publique peut être commune, mais il faut avoir les 2 autorisations avant de commencer les travaux.
Un projet éolien terrestre est dispensé de permis de construire s'il est soumis à autorisation environnementale.
Il est obligatoire de fournir les données brutes de biodiversité utilisées dans le cadre de projets d'aménagement soumis à l'approbation de l'autorité administrative.
Autorisation environnementale | Avant la phase d'enquête publique |
Déclaration ICPE | Avant la décision de l'autorité administrative |
Enregistrement ICPE | Avant la décision de l'autorité administrative |
Vous pouvez avoir besoin d'un éclairage sur les enjeux environnementaux, le déroulement de la procédure et les délais d'instruction. À cette fin, vous disposez d'outils réglementaires prévus en phase amont de l'autorisation environnementale :
La phase amont peut ainsi permettre de constituer un dossier de meilleure qualité qui facilitera l'instruction ultérieure et réduira les délais.
Pour demander une autorisation environnementale, un pétitionnaire doit fournir un document attestant :
Le régime E est une autorisation simplifiée qui se différencie du régime d'autorisation par le fait que les mesures de gestion des risques sont similaires d'un site à l'autre pour une même rubrique.
Cette procédure s'applique sous certaines limites de taille aux installations telles que les élevages, les entrepôts de produits combustibles, les entrepôts frigorifiques par exemple.
L'exploitant doit faire une demande d'enregistrement avant toute mise en service. Il doit justifier qu'il respecte les mesures techniques de prévention des risques et des nuisances définies dans un arrêté de prescriptions générales.
Formulaire
Demande d'enregistrement pour une ou plusieurs installation(s) classée(s) pour la protection de l'environnement
Cerfa n° 15679*02
Accéder au formulaire (pdf - 306.7 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Pour vous aider à remplir le formulaire :
Dès que le dossier est complet, une consultation du public sera réalisée, puis le préfet signera la décision d'autorisation ou de refus clôturant la procédure. En cas d'autorisation, l'arrêté préfectoral visera l'arrêté ministériel de prescriptions générales à respecter ainsi que les éventuelles prescriptions spécifiques. La durée d'instruction est généralement comprise entre 5 et 6 mois.
Un projet ICPE peut aussi être soumis à une <a href="https://www.brousses-et-villaret.fr/les-demarches-en-ligne/demarches-pour-les-professionnels/?xml=N319">autorisation d'urbanisme</a> (ex : permis de construire, d'aménager, permis de démolir ou une déclaration préalable de travaux).
Si un projet est incompatible avec le plan local d'urbanisme (PLU), le dossier peut être rejeté.
Il est obligatoire de fournir les données brutes de biodiversité utilisées dans le cadre de projets d'aménagement soumis à l'approbation de l'autorité administrative.
Tout forage de plus de 10 m de profondeur doit aussi faire l'objet d'une déclaration transmise par le maître d'ouvrage à la Dreal au moins 1 mois avant le début des travaux.
Une installation D-ICPE est une activité qui ne présente pas de graves dangers ou nuisances. Elle doit néanmoins respecter des règles d'environnement et est soumise au régime de la déclaration ICPE, avant la mise en service du projet.
L'exploitant doit ainsi effectuer une télédéclaration sur Services-Public.fr.
Les pièces constitutives d'un dossier de demande de déclaration sont accessibles sur le site Légifrance [Lien vers article R512-47 du code de l'environnement]
Service en ligne
Déclaration en ligne d'une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE)
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre
Il est délivré immédiatement par voie électronique une preuve de dépôt de la déclaration qui est mise à disposition du public sur le site internet de la préfecture pendant une durée minimale de 3 ans.
Formulaire
Déclaration initiale d'une installation classée ICPE
Cerfa n° 15271*02
Accéder au formulaire (pdf - 87.3 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Pour vous aider à remplir le formulaire :
À Paris :
Formulaire
Déclaration de modification d'une installation classée ICPE
Cerfa n° 15272*02
Accéder au formulaire (pdf - 64.9 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Pour vous aider à remplir le formulaire :
À Paris :
Formulaire
Déclaration du changement d'exploitant d'une installation classée ICPE
Cerfa n° 15273*02
Accéder au formulaire (pdf - 53.3 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Pour vous aider à remplir le formulaire :
À Paris :
Formulaire
Déclaration du bénéfice des droits acquis d'une installation classée ICPE
Cerfa n° 15274*02
Accéder au formulaire (pdf - 60.1 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Pour vous aider à remplir le formulaire :
À Paris :
Formulaire
Notification de la cessation d'activité d'une installation classée ICPE
Cerfa n° 15275*02
Accéder au formulaire (pdf - 55.5 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Pour vous aider à remplir le formulaire :
À Paris :
Un projet ICPE peut aussi être soumis à une <a href="https://www.brousses-et-villaret.fr/les-demarches-en-ligne/demarches-pour-les-professionnels/?xml=N319">autorisation d'urbanisme</a> (ex : permis de construire, d'aménager, permis de démolir ou une déclaration préalable de travaux).
Si un projet est incompatible avec le plan local d'urbanisme (PLU), le dossier peut être rejeté.
Il est obligatoire de fournir les données brutes de biodiversité utilisées dans le cadre de projets d'aménagement soumis à l'approbation de l'autorité administrative.
Tout forage de plus de 10 m de profondeur doit aussi faire l'objet d'une déclaration transmise par le maître d'ouvrage à la Dreal au moins 1 mois avant le début des travaux.
Une fois l'autorisation, l'enregistrement ou la déclaration obtenue, toute projet de modification importante doit être signalée au préfet.
Dans les cas où la modification est substantielle, une nouvelle demande d'autorisation environnementale, d'enregistrement ou de déclaration doit être demandée.
Dans le cas où la modification est notable, un porter à connaissance est transmis au préfet. Si l'examen par l'inspecteur de l'environnement confirme son caractère non substantiel, un arrêté de prescriptions complémentaires peut être signé en cas de nécessité.
Le préfet de département peut à tout moment modifier les prescriptions par arrêté pour renforcer, adapter ou atténuer les prescriptions fixées. Ces modifications sont faites soit à la demande justifiée du titulaire, soit sur proposition de l'inspecteur de l'environnement.
La demande de changement d'exploitant est adressée au Préfet.
Dans les 3 mois qui suivent le transfert, le nouvel exploitant fait une déclaration qui mentionne :
Le préfet en accuse réception dans un délai d'un mois.
Dans les cas suivants, le changement d'exploitant est soumis à autorisation :
les installations de stockage de déchets (hors inertes)
Le changement d'exploitant est soumis à autorisation pour certaines installations soumises au régime d'enregistrement et susceptibles d'être à l'origine de pollution importante du sol et des eaux. Les capacités techniques et financières du nouvel exploitant et des garanties financières sont annexées à cette demande. Cela ne s'applique pas lorsque leur montant est inférieur à 100 000 €.
Dans les autres cas, le nouvel exploitant en fait la déclaration au préfet dans le mois qui suit la prise en charge de l'exploitation.
Cette déclaration mentionne :
Il est délivré un récépissé sans frais de cette déclaration.
Pour une ICPE relevant de la déclaration avec contrôle périodique par un organisme agréé :
La déclaration de changement d'exploitant est accompagnée d'un justificatif de réalisation du dernier contrôle périodique. Il est délivré un récépissé sans frais de cette déclaration.
La déclaration de changement d'exploitant est accompagnée d'un justificatif de réalisation du dernier contrôle périodique. Il est délivré un récépissé sans frais de cette déclaration.
L'arrêté d'autorisation environnementale, d'enregistrement ou la déclaration cesse de produire effet si le projet n'a pas été mis en service ou réalisé dans un délai de 3 ans à compter du jour de la notification ou dans le délai fixé dans l'acte le cas échéant.
Ce délai peut être allongé en cas de force majeure ou de demande justifiée et acceptée de prorogation de délai.
L'arrête devient caduque si l'exploitation a été interrompue pendant plus de 3 années consécutives. Dans ces cas, une nouvelle demande doit être effectuée.
Toute cessation d'exploitation d'une ICPE soumise à autorisation environnementale ou à enregistrement doit être notifiée au préfet au moins 3 mois avant la date de l'arrêt définitif. Ce délai est porté à 6 mois pour une installations de stockage de déchets, un sites de stockage géologique de dioxyde de carbone ou une carrière.
Ce délai est d'1 mois pour une ICPE soumise à déclaration.
L'exploitant a une obligation de mise en sécurité et de remise en état du site.
Les dispositions applicables en cas de mise à l'arrêt de l'installation pour la mise en sécurité et pour la remise en état du site dépendent de l'usage du site et du régime de l'installation (A, E).
Plus l'usage futur est sensible, plus les mesures à prendre seront importantes.
Pour savoir si un projet est un Iota, il faut consulter la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006189058/" target="_blank">nomenclature des Iota</a> .
Si un projet réalisé à des fins non domestiques est concerné par les régimes d'autorisation (A) ou de déclaration (D) de cette nomenclature, le projet est un Iota.
Du régime de la déclaration à l'autorisation, le niveau d'impact sur le milieu aquatique (eaux superficielles, souterraines, maritimes) est croissant. Les mesures de prévention ou de précaution sont aussi plus élevées en conséquence.
Un Iota est réalisé, exploité ou détenu par une personne physique ou morale, publique ou privée. Il peut par exemple s'agir d'un barrage, d'un forage, de rejets dans les eaux superficielles, d'un port maritime, de travaux dans le lit mineur d'un cours d'eau.
Attention :
exploiter, détenir ou réaliser des Iota sans avoir obtenu l'autorisation ou la déclaration nécessaire est passible d'amendes administratives ou pénales.
Un Iota peut également être une ICPE.
Les régimes A et D des Iota permettent d'identifier les procédures applicables pour obtenir les autorisations permettant d'exploiter ou réaliser les Iota, et les textes réglementaires à respecter. La police de l'eau et de la nature est compétente pour l'instruction et le contrôle de ces installations. En dessous du seuil de la déclaration, les installations sont dites « Non Classées (NC) » et sont soumises à la police du maire : le règlement sanitaire départemental est alors applicable.
Selon les différents régimes identifiés pour le projet, différentes procédures peuvent s'appliquer :
Selon les rubriques Iota concernées par le projet, des textes réglementaires sont applicables. Ils sont consultables <a href="https://aida.ineris.fr/liste_documents/1/17945/1" target="_blank">sur ce lien</a> .
L'élaboration d'un dossier de demande pour solliciter une autorisation, un enregistrement ou une déclaration peut nécessiter de faire appel à un bureau d'étude.
Le dossier de demande d'autorisation environnementale ou de déclaration Iota est instruit par un agent instructeur des services de l'État.
Sur le volet administratif de l'instruction le pétitionnaire peut contacter les bureaux de l'environnement (ou guichets). Ils sont basés soit en Préfecture, soit en DDT, soit en Unité Départementale de la DREAL (dans le département où est localisé l'AIOT).
Ce volet administratif peut concerner en particulier les points suivants :
Sur le volet technique du dossier, le pétitionnaire doit contacter l'agent instructeur coordonnateur localisé dans l'un des services suivant (dans le département où est localisé l'Aiot) :
Un AIOT (ICPE et/ou Iota) susceptible de présenter de graves risques pour l'environnement, la santé ou la sécurité publique, ou des impacts importants sur le milieu aquatique est soumis à autorisation environnementale.
L'exploitant ou le maître d'ouvrage doit constituer un dossier et faire une demande d'autorisation environnementale avant toute mise en service ou réalisation. Cette demande comprend notamment toutes les mesures envisagées pour démontrer l'acceptabilité du projet au vu des risques et impacts. L'AIOT ne pourra être exploité ou réalisé qu'après obtention de cette autorisation.
Des échanges entre le porteur de projet et l'administration en phase amont de l'autorisation environnementale sont préconisés et peuvent faciliter la constitution du dossier. Après dépôt auprès de l'administration, le dossier est examiné par l'instructeur coordonnateur. Il est ensuite soumis à consultation du public. En fin de procédure, le préfet peut prendre un arrêté préfectoral d'autorisation ou de refus. La durée de la procédure est généralement comprise entre 9 et 12 mois.
Des informations détaillées sur l'autorisation environnementale sont consultables sur le site internet du <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/lautorisation-environnementale" target="_blank">Ministère de la Transition Écologique.</a>
Un dossier de demande d'autorisation environnementale dématérialisé doit être déposé sur Service-Public.fr.
Cette téléprocédure offre au pétitionnaire des simplifications et des gains de temps tout au long de la procédure d'instruction, parmi lesquels :
Pour tout savoir sur la téléprocédure et s'informer sur la préparation du dossier, vous pouvez consulter la <a href="https://monaiot.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/documents/GUNenv%20-%20Brochure_p%C3%A9titionnaire_%C3%A9lectronique.pdf" format="application/pdf" poids="199.8 KB" target="_blank">brochure</a> et le <a href="https://monaiot.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/documents/Guide%20teleprocedure.pdf" format="application/pdf" poids="1.5 MB" target="_blank">guide pour constituer le dossier dématérialisé</a>
Les fichiers modèles visés dans ce guide sont disponibles ici :
Service en ligne
Déposer une demande d'autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Formulaire
Demande d'autorisation environnementale
Cerfa n° 15964*01
Accéder au formulaire (pdf - 423.0 KB)
Ministère chargé de l'environnement
Le formulaire doit être déposé auprès du guichet ICPE ou Iota en préfecture, DDT ou DREAL, dans le département sur lequel doit s'implanter l'AIOT.
Lorsque le projet est soumis à évaluation environnementale, il faut aussi fournir toutes les informations nécessaires à la géolocalisation et la description des mesures compensatoires.
Consulter la nomenclature évaluation environnementale permet de déterminer si le projet y est soumis de manière systématique ou doit faire l'objet d'un <a href="https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/levaluation-environnementale-et-demande-dexamen-au-cas-cas" target="_blank">examen au cas par cas</a> . Un projet soumis à évaluation environnementale comprend une étude d'impact pouvant contenir des mesures ERC (Éviter, réduire, compenser). Cette étude d'impact est soumise notamment à la consultation du public et portée par une procédure d'autorisation. Vous pouvez choisir de votre propre initiative de vous y soumettre.
Un projet peut être soumis à évaluation environnementale sans relever d'aucune rubrique A/ICPE, A/Iota ou E/ICPE. Si aucune procédure d'autorisation n'est applicable, il est soumis à autorisation environnementale en tant <Citation>qu'autorisation supplétive</Citation>.
Le maître d'ouvrage doit fournir toutes les informations nécessaires à la géolocalisation et la description des mesures compensatoires. Le grand public a accès aux mesures compensatoires renseignées sur le <a href="https://www.geoportail.gouv.fr/" target="_blank">Géoportail</a> .
En fonction de sa nature et de son implantation, un projet peut aussi être soumis à d'autres procédures. Lorsqu'il est soumis à autorisation environnementale, celle-ci tiendra lieu et embarquera ces procédures (hors urbanisme).
Les procédures embarquées sont les suivantes :
Un projet Iota peut aussi être soumis à une <a href="https://www.brousses-et-villaret.fr/les-demarches-en-ligne/demarches-pour-les-professionnels/?xml=N319">autorisation d'urbanisme</a> (ex : permis de construire, d'aménager, permis de démolir ou une déclaration préalable de travaux).
Si un projet est soumis à la fois à autorisation environnementale et permis de construire, les dossiers de demande peuvent être déposés de manière séparée. L'enquête publique peut être commune, mais l'obtention des deux autorisations est nécessaire pour commencer les travaux.
Si un projet est incompatible avec le plan local d'urbanisme définissant l'affectation des sols, le préfet peut rejeter son dossier dans le cadre des procédures Iota. Cependant, dans le cas d'une autorisation environnementale, si une révision de ce PLU est en cours, l'instruction pourra être suspendue jusqu'à la mise en compatibilité. La délibération de la collectivité territoriale lançant la révision du Plan Local d'Urbanisme est alors versée au dossier.
Un projet Iota doit être compatible avec le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SDAGE). Cette compatibilité est appréciée de manière globale : si le projet est incompatible avec le SDAGE, il peut être rejeté par le préfet.
Un projet Iota doit être conforme au Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SAGE) : il doit respecter toutes les prescriptions du règlement des SAGE.
Pour demander une autorisation environnementale, un pétitionnaire doit fournir un document attestant :
Autorisation environnementale | Avant la phase d'enquête publique |
déclaration Iota | Avant la décision de l'autorité administrative |
Il est obligatoire de fournir les données brutes de biodiversité utilisées dans le cadre de projets d'aménagement soumis à l'approbation de l'autorité administrative.
Dans le cas des AIOT soumis à autorisation environnementale, le porteur de projet doit déposer les données brutes de biodiversité avant la phase d'enquête publique.
Tout forage de plus de 10 m de profondeur doit aussi faire l'objet d'une déclaration transmise par le maître d'ouvrage à la Dreal au moins 1 mois avant le début des travaux.
Vous pouvez avoir besoin de disposer d'un éclairage sur les enjeux environnementaux, le déroulement de la procédure et les délais d'instruction. Pour cela, vous disposez d'outils réglementaires prévus en phase amont de l'autorisation environnementale :
La phase amont peut ainsi permettre au pétitionnaire de constituer un dossier de meilleure qualité qui facilitera l'instruction ultérieure et réduira les délais.
Un Iota classé en D dans la nomenclature a des conséquences environnementales modérées : il est soumis à déclaration Iota.
Le déclarant doit déposer son dossier de déclaration auprès du guichet Iota, en préfecture, DDT ou DREAL, dans le département sur lequel doit s'implanter l'AIOT. Le dossier de déclaration Iota doit comprendre les informations suivantes :
Les Iota soumis à déclaration doivent respecter les <a href="https://aida.ineris.fr/liste_documents/1/17945/1" target="_blank">arrêtés de prescription générales loi sur l'eau</a> .
Dans les deux mois après réception du dossier complet, le préfet peut émettre des prescriptions complémentaires visant à éviter les éventuels impacts sur le milieu ou faire opposition à déclaration. Le silence du préfet au bout de deux mois vaut décision d'acceptation de début des travaux au titre de la loi sur l'eau.
Un projet Iota soumis à déclaration peut aussi être soumis à des <a href="https://www.brousses-et-villaret.fr/les-demarches-en-ligne/demarches-pour-les-professionnels/?xml=N319">procédures d'urbanisme</a> ou de patrimoine, comme un permis de construire, d'aménager, un permis de démolir ou une déclaration préalable de travaux. Si un projet est incompatible avec le plan local d'urbanisme définissant l'affectation des sols, le préfet peut rejeter son dossier dans le cadre des procédures Iota.
Un projet Iota doit être compatible avec le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SDAGE). Cette compatibilité est appréciée de manière globale : si le projet est incompatible avec le SDAGE, il peut être rejeté par le préfet.
Un projet Iota doit être conforme au Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau (SAGE) : il doit respecter toutes les prescriptions du règlement des SAGE.
Il est obligatoire de fournir les données brutes de biodiversité utilisées dans le cadre de projets d'aménagement soumis à l'approbation de l'autorité administrative.
Dans le cas des AIOT soumis à autorisation environnementale, le porteur de projet doit déposer les données brutes de biodiversité avant la phase d'enquête publique.
Tout forage de plus de 10 m de profondeur doit aussi faire l'objet d'une déclaration transmise par le maître d'ouvrage à la Dreal au moins 1 mois avant le début des travaux.
Une fois l'autorisation, l'enregistrement ou la déclaration obtenus, les modifications doivent être signalées au préfet et font l'objet d'une instruction.
L'examen par l'inspecteur de l'environnement peut se solder :
• par la nécessité que vous déposiez une nouvelle demande d'autorisation, d'enregistrement ou de déclaration,
• par un arrêté de prescriptions complémentaires.
Le préfet de département peut à tout moment modifier les prescriptions par arrêté pour renforcer, adapter ou atténuer les prescriptions fixées. Ces modifications sont faites soit à la demande justifiée du bénéficiaire, soit sur proposition de l'inspecteur de l'environnement.
Sauf disposition particulière, lorsqu'un Iota soumis à autorisation change de bénéficiaire, le nouveau bénéficiaire en fait la déclaration au préfet dans les trois mois qui suivent le transfert.
Cette déclaration mentionne :
Le préfet en accuse réception dans un délai d'un mois.
Sauf disposition particulière, lorsqu'un Iota soumis à déclaration change de bénéficiaire, le nouveau bénéficiaire doit le déclarer au préfet dans les trois mois qui suivent le transfert.
Cette déclaration mentionne :
Le préfet en donne acte ou notifie son refus motivé dans un délai de deux mois.
L'arrêté d'autorisation environnementale ou la déclaration cessent de produire effet lorsque le projet n'a pas été mis en service ou réalisé dans un délai de 3 ans à compter du jour de la notification ou dans le délai fixé dans l'acte le cas échéant. Ce délai peut être allongé en cas de force majeure ou de demande justifiée et acceptée de prorogation de délai.
Toute cessation définitive ou d'une durée supérieure à deux ans de l'exploitation ou de l'affectation d'un Iota doit faire l'objet d'une déclaration au préfet par l'exploitant (ou le propriétaire). Cette déclaration doit être faite dans le mois qui suit la cessation définitive et au plus tard un mois avant que l'arrêt de deux ans soit effectif. Il est donné acte de cette déclaration.
En cas de cessation définitive de l'Iota, le propriétaire doit en informer le préfet et remettre le site en état. Le préfet peut imposer des prescriptions supplémentaires pour la remise en état du site.
Code de l'environnement : articles L341-1 à L341-15-1
Autorisation spéciale au titre des sites classés ou en instance de classement
Code de l'environnement : articles L332-1 à L332-10
Autorisation spéciale au titre des réserves naturelles nationales
Code de l'environnement : article R-122-2
Projets soumis à évaluation environnementale
Code de l'environnement : article R181-46
Modification d'un projet soumis à autorisation environnementale
Code de l'environnement : article L414-4
Absence d'opposition au titre du régime d'évaluation des sites Natura 2000
Code de l'environnement : article L229-6
Autorisation pour l'émission de gaz à effet de serre
Code de l'environnement : article L411-2
Dérogation espèces protégées
Code de l'environnement : article L532-3
Agrément ou déclaration pour l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés
Code de l'énergie : article L311-1
Autorisation d'exploiter les installations de production d'électricité
Code de l'environnement : article R214-40
Modification d'un projet soumis à déclaration IOTA
Code de l'environnement : article R214-45
Changement de bénéficiaire d'un IOTA soumis à déclaration et cessation d'activité d'un IOTA
Code de l'environnement : article L214-3-1
Remise en état d'un IOTA soumis à autorisation
Code de l'environnement : articles R516-1 à R516-6
Garanties financières
Formulaire pour les demandes d'enregistrement
Décret n°2020-559 du 12 mai 2020 modifiant la nomenclature des ICPE - régime d'enregistrement
Introduction du régime d'enregistrement pour 3 rubriques : 2915, 2930 et 2940 dans la nomenclature
Déposer une demande d'autorisation environnementale
Téléservice
Notification de la cessation d'activité d'une installation classée ICPE
Formulaire
Déclaration du bénéfice des droits acquis d'une installation classée ICPE
Formulaire
Déclaration du changement d'exploitant d'une installation classée ICPE
Formulaire
Déclaration de modification d'une installation classée ICPE
Formulaire
Déclaration initiale d'une installation classée ICPE
Formulaire
Déclaration en ligne d'une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE)
Téléservice
Demande d'autorisation environnementale
Formulaire
Consultation des projets soumis à étude d'impact
Téléservice
Formulaire
Demande d'instruction d'un projet éolien par les services de l'aviation civile
Formulaire
Formulaire
Autorisation unique pour une installation classée ICPE - Titre I (installations énergétiques)
Formulaire
Installation d'une éolienne domestique ou agricole
Secteurs d'activité
L'autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Consultation des projets soumis à étude d'impact
Ministère chargé de l'environnement
Ministère chargé de l'environnement
Brochure - Téléprocédure Autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Éléments de la déclaration IOTA (D)
Ministère chargé de l'environnement
Parcelles - autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Références géographiques - autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Fichier de mesures ERC - autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Textes juridiques applicables aux ICPE
Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris)
Iota - Textes associés à la nomenclature eau
Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris)
Nomenclature des Iota (installations polluant les milieux aquatiques)
Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris)
Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris)
Projets soumis à évaluation environnementale
Legifrance
Evaluation environnementale : demande d'examen au cas par cas
Ministère chargé de l'environnement
Ministère chargé de l'environnement
Ministère chargé de l'environnement
Ministère chargé de l'environnement
Autorisation d'exploiter une installation de production d'électricité
Ministère chargé de l'environnement
Ministère chargé de la recherche
Autorisation environnementale : des démarches simplifiées, des projets sécurisés
Ministère chargé de l'environnement
L'autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
Mandat de dépôt pour autorisation environnementale
Ministère chargé de l'environnement
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